Reprise printanière : la Drôme des collines

Grâce à l’hiver plutôt doux qu’on a eu cette année (ya plus de saisons ma bonne dame), on ne peut pas dire qu’on ait vraiment eu de saison creuse, côté vélo. Mais quand même, la fin du mois de mars marque la reprise des week-ends « officiels ». Alors c’est parti pour une nouvelle année de vélo !

Pour ce premier week-end, c’est moi qui étais chargée de l’organisation. En cette saison, on sait qu’il vaut mieux se diriger vers le Sud pour avoir des chances plus sûres de trouver de la chaleur et du soleil. Alors direction la Drôme des Collines ! J’avais beaucoup aimé les routes suivies avec Pierre lors de son grand départ, et j’avais donc décidé d’y emmener les autres Bikeheureux. Objectif : arriver à Châteaudouble le dimanche midi, pour y boire des bières comme on l’avait fait deux semaines auparavant. Toute la troupe est partante, plus une amie de Nath à qui on a fini par faire envie, et qui a décidé de nous suivre.

Jour 1

On a décidé de prendre un train pas trop tôt, pour avoir le temps de faire la grasse mat s’échauffer en douceur. On va démarrer de St Vallier, s’écarter rapidement de la vallée du Rhône, et se poser le soir à Chatuzange-le-Goubet, où j’ai réservé un petit chalet dans un camping. J’avoue qu’en cette saison, on n’a pas encore ressorti nos tentes. L’avantage de St Vallier, c’est que c’est une (toute) petite ville, et qu’on se retrouve donc très rapidement dans la campagne. Il fait un temps superbe, ça y est, on a ressorti les shorts, les t-shirts, et on est trop contents de pédaler.

Nath au bout d’une longue montée

La route est jolie, assez vallonnée. Après une bonne montée au milieu des abricotiers en fleurs, on décide de s’arrêter au pied de la Chapelle St Andéol, qui offre un superbe point de vue sur les environs.

Jamais sans notre nappe fétiche

Après ça, il nous reste principalement de la descente. À St Donat sur l’Herbasse, un bar comme on les aime nous tend les bras pour un petit café, et on repart.

Café chez Gigi-la-Brasse

En arrivant sur la ville de Romans, on décide de la contourner par le Sud, en suivant la Voie Verte qui nous permet de finir la journée tout en douceur, le long de l’Isère, jusqu’à Chatuzange-le-Goubet.

Le long de la Voie Verte

Le village est aussi charmant que son nom l’indique, et après avoir fait quelques courses pour le petit-déjeuner du lendemain, on roule jusqu’au camping, où notre petit chalet nous attend. Après une bonne douche, on reprend nos vélos dans la nuit et le froid (oui, parce qu’il faisait nuit tôt encore ce week-end là) (et il faisait aussi vraiment très froid) pour aller se sustenter au restaurant du village, la Table de Chatu. On rentre heureux et repus, et on dort BIEN.

Jour 2

Le lendemain, au moment du départ, le propriétaire du camping nous apprend qu’il a été champion de cyclisme ! Il inspecte nos montures, et on passe donc une bonne demi-heure à graisser, regonfler, régler, examiner, commenter, papoter… On repart sous un ciel moins bleu que la veille, mais qui offre une très belle vision des contreforts du Vercors.

À l’approche des montagnes…

Les premiers kilomètres de la journée sont un peu difficiles. Il ne fait pas très chaud, la route est un peu fréquentée, et surtout on a 8 kilomètres d’un faux plat – bien plus faux que plat – qui monte jusqu’à Barbières. On fait un détour jusqu’au centre du village pour prendre « un café ». Mais là, surprise : pile ce jour-là, le bar propose… des cuisses de grenouille ! Bon alors ok, il est 10h30 du matin, mais on est quand même très tentés, et le « café » du matin se transforme en vrai festin. On repart contents, il ne nous reste que 10 kilomètres avant d’atteindre Châteaudouble et sa fête de village.

Le château double de Châteaudouble
Le château double de Châteaudouble

Mais là, mauvaise surprise : alors qu’on nous avait assuré deux semaines auparavant que le Troquet de Marette faisait la fête tous les dimanche, on trouve un village sans âme qui vive. Moi qui avais appâté tout le monde avec cette histoire, je me suis bien fait charrier.

Troquet fermé, mais troquet quand même !
Troquet fermé, mais troquet quand même !

On se pose devant l’église pour pique-niquer dans l’herbe (oui, on a quand même pédalé DIX KILOMÈTRES depuis les cuisses de grenouille), papoter, faire la sieste… Le temps ne semble pas s’arranger, et on décide donc de repartir en direction de Valence sans trop tarder. La route depuis Barbières est magnifique. On traverse de ravissants villages, on roule sur le flanc du Vercors, en surplomb au-dessus de la vallée du Rhône, les montagnes à notre gauche, presque sans croiser la moindre voiture. On parvient à entrer dans Valence par des petites routes de campagne, sous quelques gouttes qui marquent la fin de ce premier week-end du printemps.

Points forts de l’itinéraire

Nombreux petits villages sur la route

Route très jolie à la dénivelée raisonnable

Découverte de la véloroute de Romans

Jour 1

55km, 769m de dénivelée positive

Jour 2

42km, 452m de dénivelée positive

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