Vacances à vélo dans le Verdon

L’été touche presque à sa fin. Avec Pierre, Gaelle et Nath, on rentre de 10 jours de vacances dans le Périgord (dont 5 jours à vélo pour y arriver), et ça sent un peu la rentrée. Mais ce n’est qu’une fausse alerte ! Avec deux de ses copines, Clem et Cindy, Gaelle a prévu une semaine de vélo pour finir le mois d’août, une boucle au départ de Vaison-la-Romaine, avec pour thème le Ventoux. Pas pour monter au sommet, mais pour en faire le tour.
Je me joins avec grand plaisir à ce bon plan !

Topo

Jour 1 : Crestet – Savoillan, 28 km

Jour 2 : Savoillan – Banon, 58 km

Jour 3 : Banon – Esparron-de-Verdon, 75 km

Jours 4 et 5 : Escale au Lac d’Esparron

Jour 6 : Esparron – Ribiers, 52 km (portion la Brillane-Sisteron en train)

Jour 7 : Ribiers – Séderon, 36 km

Jour 8 : Séderon – Crestet, 54 km

Jour 1

Départ le dimanche. Je prends le train de Lyon à Pierrelatte, où Gaelle vient me chercher en voiture pour aller retrouver les autres à Crestet, joli village près de Vaison. On montera sur nos selles en fin d’après-midi, après un bon barbecue chez des amis de Gaelle. C’est parti pour une semaine de vacances entre filles.

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Le Ventoux au loin

Malgré la canicule, on arrive à rouler une petite trentaine de kilomètres avant le soir. Et là, plaisir merveilleux : un spot parfait pour le bivouac, près de Savoillans. Au bord du Toulourenc (presque à sec, mais avec suffisamment d’eau pour une petite toilette de chat et la vaisselle du soir), une belle bordure de champ, et toute la place nécessaire pour nos trois tentes. Après un bon dîner et quelques parties de cartes, on est déjà épuisées et prêtes pour une bonne nuit de sommeil.

Le bivouac parfait au bord du Toulourenc

Jour 2

Le lendemain matin, départ sous le soleil déjà bien chaud. La route est belle et agréable, on longe le Toulourenc (ou du moins son lit, parce que l’eau est rare en cette saison). Petite pause à Sault pour acheter de quoi pique-niquer, mais on s’échappe vite de la ville, un peu trop surpeuplée et animée en cette saison. On repère sur la carte une petite chapelle en bord de route, juste après Revest-du-Bion, et après une longue montée en pente douce, on tombe sur Notre Dame de l’Ortiguière, avec une vue incroyable sur la vallée. Ce sera le lieu parfait pour une pause déjeuner-sieste.

Pique-nique à Notre Dame de l'Ortiguière
Pique-nique à Notre Dame de l’Ortiguière

Arrivée le soir à Banon. Par cette chaleur, on rêve de se laver, et comme les petites rivières sont plutôt sèches, on décide de se trouver un camping. Pas trop le choix dans le coin, ce sera le camping L’Épi Bleu, à Banon. Après quelques Pastis et quelques parties de coinche, on a la chance d’assister au grand tournoi de pétanque du camping. Un grand moment.

Jour 3

La route du matin est si jolie, on se sent les reines du monde. On s’arrête boire un Pschitt-citron (oui oui) à St Michel l’Observatoire. La route continue ensuite par Dauphin et St Maime, avant de redescendre dans la vallée. La section suivante, jusqu’à Volx, n’est ni très jolie ni très agréable. On suit une grosse route très passante, et le stress de la circulation nous empêche de profiter du paysage. On suit ensuite un canal, par une route assez moche, jusqu’à Manosque. La traversée de la Durance est épique : un seul pont, des centaines d’automobilistes apparemment stressés et pressés. En plus, on sait ce qui nous attend pour atteindre notre but de la journée : la grande montée pour parvenir au Lac d’Esparron. On est fatiguées, il fait très chaud, Cindy souffre de douleurs depuis quelques jours… Une fois montées jusqu’à Gréoux-les-Bains, on arrête une camionnette, le conducteur accepte d’emmener Cindy et son vélo jusqu’à Esparron. Clémence, Gaelle et moi poursuivons la montée, chaude, assez raide… mais soudain magnifique. On aperçoit enfin le lac, et il est tel que Gaelle nous l’avait promis : sublime.

Montée au-dessus du Lac d'Esparron
Montée au-dessus du Lac d’Esparron

Encore quelques kilomètres, et nous arrivons enfin à Esparron-de-Verdon, où nous rejoignons « Le Pigeonnier », un camping à la ferme aux tarifs imbattables, à 10 petites minutes à pied du lac, par un très joli petit sentier.

Arrivée du soir sur le Lac d’Esparron

Jours 4 et 5

C’était l’objectif de notre périple : deux jours entiers de farniente sur les bords de ce lac magnifique. Enfin farniente, c’est vite dit ! On profite de cette escale pour faire une petite rando au-dessus du lac, pour s’essayer au canoë, au stand-up paddle… et surtout pour passer les chaudes heures de la journée à se baigner dans une eau turquoise.

Ça change du vélo !
Ça change du vélo !

Jour 6

Au bout de trois jours, il est temps de repartir ! À regrets, nous laissons Cindy à Esparron. Elle a encore très mal aux tendons d’Achille, et préfère se faire ramener en voiture. Nous repartons donc à trois, et la première étape du retour ne s’annonce pas la plus simple. Nous grimpons sur le plateau de Valensole. La montée se sent bien, mais en haut, on est récompensées : le plateau est superbe, des champs de lavande à perte de vue (malheureusement déjà coupée à cette période), une vue incroyable. La route est belle, et on profite bien du plat avant d’entamer la descente. On arrive à la Brillane, juste à temps pour tricher un peu et prendre un train qui nous emmènera jusqu’à Sisteron, pour nous éviter une section pas très rigolote dans la Vallée de la Durance.

Le plateau de Valensole
Le plateau de Valensol

Arrivées à Sisteron, la chaleur est écrasante. On décide de se poser un moment au plan d’eau, pour faire un somme et se rafraîchir un peu dans l’eau (froide) de la Durance. Après cela, il ne nous reste plus qu’à sortir de la ville pour trouver un bon endroit pour bivouaquer. La route est assez passante, mais nous descendons en contrebas et nous installons en bordure d’un champ, au bord d’une petite rivière. Ou du moins d’un lit de rivière, parce qu’il n’y a pas d’eau du tout. Après quelques petites frayeurs dues au propriétaire du champ qui est venu nous parler des nombreux sangliers qui se baladent dans le coin, on s’endort toutes les trois dans la même tente.

Jour 7

On avait hâte de voir ça : les Gorges de la Méouge ! Malheureusement, le niveau d’eau est très bas et ne permet pas grand chose côté baignade. Mais les paysages sont magnifiques. Petite pause au marché de Lachau pour acheter de quoi pique-niquer (et boire un petit pastis), et c’est reparti, direction Séderon et son camping. L’arrivée est un peu longue, on est fatiguées et le vent souffle fort. L’orage est menaçant, et après avoir monté les tentes, on passe la soirée au restaurant du village. Chance : on arrive le samedi soir, soir des pizzas au feu de bois !

Les Gorges de la Méouge
Les Gorges de la Méouge

Jour 8

Il a plu dans la nuit, et il fait beaucoup moins chaud, et un peu moins beau. Après quelques courses au marché de Séderon, on entame la dernière montée de notre périple (fastoche), et tout dernier (petit) col à franchir : le col de Mévouillon. Après cela, il n’y a plus que de la descente jusqu’à Crestet, notre point de départ et d’arrivée.

Dernier col !
Dernier col !

L’orage s’invite sur la fin du trajet, et c’est sous une pluie battante que l’on arrive à Crestet. Trempées, fatiguées mais HEU-REUSES de nos vacances !

Descriptif

243 km, et 3218 mètres de dénivelée positive

Les plus de ces vacances

  • Les nombreux points de baignade dans les différentes rivières, plans d’eau, etc
  • Les produits locaux dé-li-cieux
  • Le Lac d’Esparron, vraiment magnifique
  • Les paysages sublimes (notamment grâce au fait qu’on ait fait beaucoup de montée…)

Les moins de ces vacances

S’il faut vraiment trouver un moins, je dirais la chaleur. Bien sûr en plein mois d’août dans cette région, on savait à quoi s’attendre !

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